• Bénédicte Couderc

Nous n'avançons plus masqués ...


Dans cette période de dé-confinement, je relis les deux mois passés, un peu comme une pause en fin de pratique sophrologique : intégrer le vécu de cette expérience (peu commune) et en sortir enrichie, avec une conscience peut-être légèrement différente.

Rapidement, le souvenir d’une soirée co-organisée s’impose à moi. Une soirée dont le thème était ... la vulnérabilité. C’était il y a environ une année... Aujourd’hui, nous portons un masque car c’est un comportement citoyen mais ce masque, n’est-il pas aussi le témoin affiché de nos vulnérabilités ?

Le 16 Mars dernier, tout s’est arrêté, notre façon d'être, notre quotidien de vie ou de travail, notre pays, notre monde.... Notre monde si puissant, si fort, notre monde repoussant toujours plus loin les limites, notre monde capable du pire comme du meilleur ... le voilà cloué, figé, tétanisé, démasqué.

Et nous nous sommes mis à avoir peur de tout et de tous.

Et nous avons fait une expérience personnelle, collective et mondiale de notre vulnérabilité.

Hier, nous avancions masqués, arborant notre sourire.

Aujourd’hui, nous masquons notre sourire arborant notre fragilité.

Vulnérabilité face au virus si infiniment petit, mais aussi vulnérabilités dans nos vies, celles que nous masquons (les difficultés, la vieillesse, le handicap...). Car la vulnérabilité, c’est quelque chose que l’on cache car il faut être fort, compétitif, excellent. L’idéal est d’être «juste au dessus du meilleur»...

Or voilà que notre toute puissance nous rend faible. En effet, sans contre balancement, cette force peut favoriser une fierté aveuglante, une attitude de paraître plutôt que d’être, un raidissement mental et corporel... épuisant. Nos relations même peuvent être altérées par cette nécessité de compétition, nous laissant seuls, devant. Nos vies tendues vers un objectif parfois perdu, nos vies épuisées, nos vies riches mais tellement vides ... de sens.

Alors, notre faiblesse, notre vulnérabilité peut-elle nous rendre fort ? Oui, absolument. Elle nous confronte à nos limites, nos émotions qui sont nos garde-fou. Dans la vulnérabilité, nous devons nous appuyer sur les autres, leurs talents, il nous faut demander de l’aide. Ce n’est pas facile, certes, mais cela crée de l’espace pour la relation qui répond au besoin exprimé. Cela permet à chacun d’exister. La possibilité nous est offerte de nous retrouver nous-même, de nous re-connaitre et nous ré-inventer. Ce confinement nous a peut-être permis d’aider et d’être aidé, dans la simplicité de nos vulnérabilités, dans la simplicité de notre humanité.

Et voici que ce qui se cache s’affiche, masque témoin de notre vulnérabilité. Alors, cette vulnérabilité ne pourrait t-elle pas être source d’action, d’adaptation et d’évolution ?

C’est ce que nous entraînons en sophrologie : relisant nos difficultés, nous découvrons, entraînons et développons nos capacités disponibles afin de mieux nous adapter et avancer.

Si vous le désirez, discutons-en !


Bénédicte Couderc

Sophrologue spécialisée stress/acouphènes/performance

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